ArticleL1242.10 L1242-10 Article L1242.11 L1242-11 Section 4 : Forme, contenu et transmission du contrat. L1242.12 - L1242.13 Article L1242.12 L1242-12 Article L1242.12.1 L1242-12-1 Article L1242.13 L1242-13 Section 5 : Conditions d'exĂ©cution du contrat. L1242.14 - L1242.16 Article L1242.14 L1242-14 Article L1242.15 L1242-15 Article L1242.16 Dansles entreprises mentionnĂ©es Ă  l'article L. 2242-1, peut ĂȘtre engagĂ©e, Ă  l'initiative de l'employeur ou Ă  la demande d'une organisation syndicale de salariĂ©s reprĂ©sentative, une nĂ©gociation prĂ©cisant le calendrier, la pĂ©riodicitĂ©, les thĂšmes et les modalitĂ©s de nĂ©gociation dans le groupe, l'entreprise ou l'Ă©tablissement. Liens relatifs 2 Les trois critĂšres cumulatifs exigĂ©s par l’article L. 3111-2 du Code du travail. Dans un autre arrĂȘt, la Cour de cassation rappelle l’importance de la rĂ©union des trois critĂšres cumulatifs dĂ©finit par la loi, dont les juges doivent vĂ©rifier pour attribuer Ă  un salariĂ© le statut de cadre dirigeant. Dans cet arrĂȘt, un salariĂ© ingĂ©nieur de la convention collective des L12422. Source: Code du travail - Mis Ă  jour le : 11/08/2018. Sous rĂ©serve des dispositions de l'article L. 1242-3, un contrat de travail Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e ne peut ĂȘtre conclu que pour l'exĂ©cution d'une tĂąche prĂ©cise et temporaire, et seulement dans les cas suivants : 1° Remplacement d'un salariĂ© en cas : ArticleL1242-3 du Code du travail : consulter gratuitement tous les Articles du Code du travail. Le Code du travail regroupe les lois relatives au droit du travail français. Gratuit : Retrouvez l'intĂ©gralitĂ© du Code du travail ci-dessous : Article L1242-3. EntrĂ©e en vigueur 2020-12-27. Outre les cas prĂ©vus Ă  l'article L. 1242-2, un contrat de travail Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e peut Vay Tiền Nhanh Chỉ Cáș§n Cmnd Nợ Xáș„u. CitĂ© par Art. 3, DĂ©cret n° 2008-1357 du 19 dĂ©cembre 2008 instituant une aide Ă  l'embauche pour les trĂšs petites entreprises CitĂ© par Art. , Ordonnance n° 2009-901 du 24 juillet 2009 relative Ă  la partie lĂ©gislative du code du cinĂ©ma et de l'image animĂ©e CitĂ© par Art. 3, DĂ©cret n° 2012-184 du 7 fĂ©vrier 2012 instituant une aide Ă  l'embauche de jeunes de moins de vingt-six ans pour les trĂšs petites entreprises CitĂ© par Art. 1, DĂ©cret n° 2014-131 du 14 fĂ©vrier 2014 dĂ©finissant les catĂ©gories de personnel ayant vocation Ă  occuper les types d'emplois de Voies navigables de France CitĂ© par Art. 34, LOI n° 2015-994 du 17 aoĂ»t 2015 relative au dialogue social et Ă  l'emploi 1 CitĂ© par Art. 17, LOI n° 2016-274 du 7 mars 2016 relative au droit des Ă©trangers en France 1 CitĂ© par Art. 47, LOI n° 2016-925 du 7 juillet 2016 relative Ă  la libertĂ© de la crĂ©ation, Ă  l'architecture et au patrimoine 1 CitĂ© par Art. 87, LOI n° 2016-1088 du 8 aoĂ»t 2016 relative au travail, Ă  la modernisation du dialogue social et Ă  la sĂ©curisation des parcours professionnels 1 CitĂ© par Art. 86, LOI n° 2016-1088 du 8 aoĂ»t 2016 relative au travail, Ă  la modernisation du dialogue social et Ă  la sĂ©curisation des parcours professionnels 1 ModifiĂ© par Art. 18, LOI n° 2018-727 du 10 aoĂ»t 2018 pour un Etat au service d'une sociĂ©tĂ© de confiance 1 CitĂ© par Art. 53, LOI n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la libertĂ© de choisir son avenir professionnel 1 CitĂ© par Art. 50-1, DĂ©cret n° 2019-797 du 26 juillet 2019 relatif au rĂ©gime d'assurance chĂŽmage CitĂ© par Art. 145, LOI n° 2019-1479 du 28 dĂ©cembre 2019 de finances pour 2020 1 CitĂ© par Art. 53, LOI n° 2020-734 du 17 juin 2020 relative Ă  diverses dispositions liĂ©es Ă  la crise sanitaire, Ă  d'autres mesures urgentes ainsi qu'au retrait du Royaume-Uni de l'Union europĂ©enne 1 CitĂ© par Art. 21-1, Ordonnance n° 2020-921 du 29 juillet 2020 portant diverses mesures d'accompagnement des salariĂ©s dans le cadre de la fermeture des centrales Ă  charbon Cite Art. L722-1, Code rural et de la pĂȘche maritime Cite Art. L722-10, Code rural et de la pĂȘche maritime CitĂ© par Art. 46 AGF sexies, Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts, annexe 3 CitĂ© par Art. L711-16, Code de commerce CitĂ© par Art. L344-2-5, Code de l'action sociale et des familles CitĂ© par Art. L313-23, Code de l'entrĂ©e et du sĂ©jour des Ă©trangers et du droit d'asile CitĂ© par Art. L442-8-1, Code de la construction et de l'habitation CitĂ© par Art. L444-10, Code de la construction et de l'habitation CitĂ© par Art. L6161-7, Code de la santĂ© publique CitĂ© par Art. L131-4-2, Code de la sĂ©curitĂ© sociale CitĂ© par Art. L241-10, Code de la sĂ©curitĂ© sociale CitĂ© par Art. L241-19, Code de la sĂ©curitĂ© sociale CitĂ© par Art. R133-14, Code de la sĂ©curitĂ© sociale CitĂ© par Art. L5343-6, Code des transports CitĂ© par Art. L5542-7, Code des transports CitĂ© par Art. 122-35, Code du cinĂ©ma et de l'image animĂ©e CitĂ© par Art. D331-11, Code du cinĂ©ma et de l'image animĂ©e CitĂ© par Art. L413-1, Code du cinĂ©ma et de l'image animĂ©e CitĂ© par Art. L414-2, Code du cinĂ©ma et de l'image animĂ©e CitĂ© par Art. L421-1, Code du cinĂ©ma et de l'image animĂ©e CitĂ© par Art. L211-5, Code du sport CitĂ© par Art. L222-4, Code du sport CitĂ© par Art. L231-6, Code du sport CitĂ© par Art. D1242-1, Code du travail Ancien texte Art. L122-1, Code du travail Ancien texte Art. L122-1-1, Code du travail Ancien texte Art. L122-1-1, Code du travail CitĂ© par Art. L1223-3, Code du travail CitĂ© par Art. L1242-12, Code du travail CitĂ© par Art. L1242-12-1, Code du travail CitĂ© par Art. L1242-3, Code du travail CitĂ© par Art. L1242-4, Code du travail CitĂ© par Art. L1242-7, Code du travail CitĂ© par Art. L1242-8, Code du travail CitĂ© par Art. L1242-8-1, Code du travail CitĂ© par Art. L1242-8-2, Code du travail CitĂ© par Art. L1242-9, Code du travail CitĂ© par Art. L1243-1, Code du travail CitĂ© par Art. L1243-10, Code du travail CitĂ© par Art. L1243-5, Code du travail CitĂ© par Art. L1243-7, Code du travail CitĂ© par Art. L1244-1, Code du travail CitĂ© par Art. L1244-2, Code du travail CitĂ© par Art. L1244-2-2, Code du travail CitĂ© par Art. L1244-4, Code du travail CitĂ© par Art. L1244-4-1, Code du travail CitĂ© par Art. L1246-1, Code du travail CitĂ© par Art. L1248-2, Code du travail CitĂ© par Art. L1251-11, Code du travail CitĂ© par Art. L1251-37, Code du travail CitĂ© par Art. L1251-37-1, Code du travail CitĂ© par Art. L1251-6, Code du travail CitĂ© par Art. L1251-60, Code du travail CitĂ© par Art. L2412-13, Code du travail CitĂ© par Art. L2412-2, Code du travail CitĂ© par Art. L2412-3, Code du travail CitĂ© par Art. L2412-4, Code du travail CitĂ© par Art. L2412-5, Code du travail CitĂ© par Art. L2412-7, Code du travail CitĂ© par Art. L2412-8, Code du travail CitĂ© par Art. L2412-9, Code du travail CitĂ© par Art. L2421-8-1, Code du travail CitĂ© par Art. L3123-14-6, Code du travail CitĂ© par Art. L3123-7, Code du travail CitĂ© par Art. L5135-7, Code du travail CitĂ© par Art. L6222-5-1, Code du travail CitĂ© par Art. L6321-13, Code du travail CitĂ© par Art. L6321-9, Code du travail CitĂ© par Art. L6323-11, Code du travail CitĂ© par Art. L6325-4-1, Code du travail CitĂ© par Art. L6331-6, Code du travail CitĂ© par Art. 220 quaterdecies, Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts CitĂ© par Art. 220 sexies, Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts CitĂ© par Art. 35 bis, Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts CitĂ© par Art. R716-17, Code rural et de la pĂȘche maritime Version en vigueur depuis le 01 mai 2008Le contrat de travail Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e peut comporter une pĂ©riode d' si des usages ou des stipulations conventionnelles prĂ©voient des durĂ©es moindres, cette pĂ©riode d'essai ne peut excĂ©der une durĂ©e calculĂ©e Ă  raison d'un jour par semaine, dans la limite de deux semaines lorsque la durĂ©e initialement prĂ©vue au contrat est au plus Ă©gale Ă  six mois et d'un mois dans les autres le contrat ne comporte pas de terme prĂ©cis, la pĂ©riode d'essai est calculĂ©e par rapport Ă  la durĂ©e minimale du contrat. Deux arrĂȘts de la Cour de cassation du 6 et 13 octobre 2010 reviennent sur le changement de taches confiĂ©es au salariĂ© et leurs consĂ©quences sur le contrat de travail. S’il est vrai qu’il peut, dans le cadre de son pouvoir de direction, unilatĂ©ralement imposer au salariĂ© un changement des modalitĂ©s d’exĂ©cution de son contrat de travail ; l’employeur ne peut procĂ©der Ă  une modification du contrat de travail sans l’accord du salariĂ©. Cette distinction qui doit systĂ©matiquement ĂȘtre opĂ©rĂ©e par l’employeur avant toute modification n’est pas toujours des plus aisĂ©e lorsqu’elle porte sur la fonction mĂȘme du salariĂ©. Or, il est rare que cette difficultĂ© ne se pose pas, puisque trĂšs souvent les fonctions d’un salariĂ© sont appelĂ©es Ă  changer en raison de l’évolution des besoins de l’entreprise ou des nĂ©cessitĂ©s de rĂ©organisation de cette derniĂšre. Par deux arrĂȘts en date des 6 et 13 octobre 2010 n°pourvoi 09-40087 et 09-65986, la chambre sociale de la Cour de Cassation vient de rappeler les principes directeurs de cette distinction en jugeant qu’il n’y avait pas de modification du contrat de travail, dĂšs lors que les nouvelles tĂąches confiĂ©es aux salariĂ©s correspondaient Ă  leur qualification. Les refus des salariĂ©s de les exĂ©cuter Ă©taient donc fautifs. Ces deux arrĂȘts rĂ©cents nous permettent de rappeler les principes rĂ©gissant les pouvoirs de l’employeur en la matiĂšre. I LA DECISION UNILATERALE DE L’EMPLOYEUR A Rappel du principe Dans le cadre de son pouvoir de direction, l’employeur peut amĂ©nager la relation contractuelle et dĂ©cider de maniĂšre unilatĂ©rale de ces modifications, dĂšs lors que lesdites modifications n’ont aucune incidence sur la qualification professionnelle et la rĂ©munĂ©ration du salariĂ©. Il convient de rappeler que la qualification Ă  prendre en considĂ©ration n’est pas celle correspondant aux diplĂŽmes ou titres effectivement dĂ©tenus par le salariĂ©, mais celle correspondant Ă  l’emploi prĂ©cĂ©demment occupĂ© ou Ă  la qualification prĂ©vue par la convention collective. Elle doit par ailleurs s’apprĂ©cier au regard des fonctions rĂ©ellement exercĂ©es par le salariĂ© et non Ă  partir des seules mentions du contrat de travail. Un salariĂ© peut donc se voir imposer une lĂ©gĂšre modification de ses tĂąches, se voir confier des tĂąches supplĂ©mentaires ou diffĂ©rentes et mĂȘme se voir retirer des tĂąches ou responsabilitĂ©s, dĂšs lors que ces modifications n’ont aucune incidence sur sa qualification et sa rĂ©munĂ©ration. Ce critĂšre de la relation entre la tĂąche et la qualification est renforcĂ© par celui du maintien du niveau hiĂ©rarchique ; le retrait ou l’adjonction de tĂąches ne devant pas se traduire par un dĂ©classement du salariĂ©. La modification proposĂ©e par l’employeur doit donc ĂȘtre sans incidence tant sur l’aspect fonctionnel qu’organisationnel. Ainsi, les nouvelles fonctions doivent ĂȘtre du mĂȘme niveau que celles prĂ©cĂ©demment occupĂ©es et le poste doit ĂȘtre du mĂȘme degrĂ© au niveau de la hiĂ©rarchie des emplois. Lorsque ces exigences sont respectĂ©es, la modification proposĂ©e peut se traduire par un nouveau rattachement hiĂ©rarchique. Ces principes viennent d’ĂȘtre rappelĂ©s par la chambre sociale de la Cour de Cassation suivant arrĂȘts en date des 6 et 13 octobre 2010. Dans la premiĂšre espĂšce n° pourvoi 09-40087, une salariĂ©e avait saisi la juridiction prud’homale d’une demande de rĂ©siliation judiciaire de son contrat suite Ă  une promotion intervenue dans le cadre d’une rĂ©organisation de son service. A l’appui de sa demande, la salariĂ©e faisait valoir que cette promotion qui s’était traduite par la crĂ©ation d’un Ă©chelon intermĂ©diaire et partant d’un nouveau rattachement hiĂ©rarchique avait eu pour effet de la priver de ses plus hautes responsabilitĂ©s et de la confiner dans l’exĂ©cution de tĂąches subalternes. La Cour de Cassation rejette son pourvoi en relevant que "la crĂ©ation d’un Ă©chelon intermĂ©diaire....correspondait Ă  la mise en place, dans le cadre d’une restructuration, d’un service des achats agrandi aux tĂąches et effectifs sans commune mesure avec le service achat auparavant traitĂ© par la salariĂ©e seule, et qu’il n’en rĂ©sultait pas pour cette derniĂšre de diminution du niveau des tĂąches qui lui Ă©taient confiĂ©es au regard de sa qualification, ni par consĂ©quent de modification du contrat de travail imposĂ©e par l’employeur qui justifierait la rĂ©siliation du contrat aux torts de celui-ci....". Dans le second arrĂȘt n°pourvoi 09-65986, une salariĂ©e licenciĂ©e pour faute grave avait saisi la juridiction prud’homale en excipant d’une modification de son contrat intervenue sans son accord. EngagĂ©e par la SociĂ©tĂ© "A nous Paris" pour maquetter le journal du mĂȘme nom, son employeur lui avait demandĂ© de maquetter Ă©galement les magazines "A nous Lille" et "A nous Lyon", lesquels n’étaient pas Ă©ditĂ©s par l’employeur mais par des sociĂ©tĂ©s distinctes, la salariĂ©e faisait valoir une modification de son contrat de travail concernant tant sa tĂąche que le bĂ©nĂ©ficiaire de cette prestation puisque le travail n’était plus effectuĂ© pour l’employeur. La Cour de Cassation qui a fait sienne l’analyse des premiers juges a jugĂ© cet argument inopĂ©rant en relevant que "les nouvelles tĂąches que l’employeur avait demandĂ© Ă  la salariĂ©e d’exĂ©cuter n’étaient pas de nature diffĂ©rente de celles visĂ©es au contrat de travail et correspondaient Ă  sa qualification de maquettiste, en ont justement dĂ©duit qu’il ne s’agissait pas d’une modification de son contrat de travail et que son refus de les effectuer Ă©tait fautif". B ConsĂ©quences Si le salariĂ© accepte le changement de ses conditions de travail, la modification deviendra effective d’elle-mĂȘme puisqu’elle n’est soumise Ă  aucun formalisme. Le mĂȘme contrat de travail se pouruivra sans qu’il soit nĂ©cessaire de procĂ©der Ă  la rĂ©gularisation d’un avenant. Si le salariĂ© refuse la modification proposĂ©e, trois hypothĂšses sont envisageables Le salariĂ© peut tout d’abord dĂ©missionner. Il convient de rappeler que la dĂ©mission ne se prĂ©sume pas et doit rĂ©sulter d’une dĂ©cision claire et non Ă©quivoque. Le salariĂ© peut Ă©galement refuser d’exĂ©cuter les nouvelles tĂąches qui lui sont confiĂ©es sans pour autant prendre l’initiative de la rupture. En pareil cas, ce dernier commet une faute grave justifiant son licenciement. L’employeur dĂ©cide de mettre en oeuvre une procĂ©dure de licenciement pour motif disciplinaire Ă©tant prĂ©cisĂ© que la Cour de Cassation considĂšre que le refus du salariĂ© d’un changement de ses conditions de travail ne justifie pas, Ă  lui seul, un licenciement pour faute grave, la faute grave ne pouvant ĂȘtre invoquĂ©e que lorsque ce refus rend impossible le maintien du salariĂ© dans l’entreprise pendant la durĂ©e du prĂ©avis. Si le changement des conditions de travail s’impose au salariĂ©, il en va diffĂ©remment dĂ©s lors que la modification de la fonction constitue une modification du contrat. II ACCORD NECESSAIRE DU SALARIE A La fonction, un Ă©lĂ©ment essentiel du contrat de travail qui ne peut ĂȘtre modifiĂ©e sans l’accord du salariĂ© La fonction est un Ă©lĂ©ment de l’essence du contrat de travail, car le salariĂ© est engagĂ© pour occuper un emploi dĂ©terminĂ© ou un poste d’une catĂ©gorie d’emploi dĂ©terminĂ©. DĂ©s lors, si les nouvelles fonctions ne correspondent plus Ă  la qualification figurant au contrat ou modifient la rĂ©munĂ©ration, le salariĂ© est en droit de refuser ses nouvelles attributions sans que son refus ne soit constitutif d’une faute ; ce principe valant aussi bien en cas de rĂ©duction des attributions telle qu’une rĂ©trogradation qu’en cas de promotion. Les clauses contractuelles confĂ©rant Ă  l’employeur le droit de modifier unilatĂ©ralement la fonction du salariĂ© en cours d’exĂ©cution du contrat sont privĂ©es d’effet. De plus, l’employeur ne pourra reprocher au salariĂ© les erreurs qu’il commettrait dans son travail si les tĂąches qu’il effectuait ne relĂšvent pas de sa qualification. B ConsĂ©quences de la modification En cas d’accord du salariĂ©, il conviendra de requĂ©rir son acceptation Ă©crite qui se traduira le plus souvent par la rĂ©gularisation d’un avenant. En effet, la jurisprudence pose pour principe que l’acceptation ne se prĂ©sume pas et ne peut ĂȘtre dĂ©duite de la seule continuation du travail, mĂȘme pendant plusieurs annĂ©es, aux nouvelles conditions. Dans le cas d’une rĂ©ponse nĂ©gative, le refus s’analysera en une rupture du contrat imputable Ă  l’employeur ; le refus du salariĂ© d’effectuer les nouvelles tĂąches n’étant pas en lui mĂȘme constitutif d’une faute. L’employeur devra alors invoquer les motifs Ă  l’origine de la proposition de modification. Si la proposition de modification constitue une sanction telle une rĂ©trogradation, l’employeur devra mettre en oeuvre la procĂ©dure disciplinaire. Si la proposition de modification du contrat rĂ©sulte d’un motif Ă©conomique tel que des difficultĂ©s Ă©conomiques ou une rĂ©organisation, la procĂ©dure prĂ©vue en matiĂšre de licenciement Ă©conomique devra ĂȘtre mise en oeuvre. La distinction Ă©tant souvent complexe et susceptible d’avoir de lourdes rĂ©percussions financiĂšres, l’avis d’un avocat est Ă©videmment recommandĂ©. Pierre CHAMAILLARD, Claude EBSTEIN, AvocatsCabinet CHAMAILLARD Outre les cas prĂ©vus Ă  l'article L. 1242-2, un contrat de travail Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e peut ĂȘtre conclu 1° Au titre de dispositions lĂ©gales destinĂ©es Ă  favoriser le recrutement de certaines catĂ©gories de personnes sans emploi ;2° Lorsque l'employeur s'engage, pour une durĂ©e et dans des conditions dĂ©terminĂ©es par dĂ©cret, Ă  assurer un complĂ©ment de formation professionnelle au Lorsque l'employeur confie des activitĂ©s de recherche au salariĂ© et participe Ă  sa formation Ă  la recherche et par la recherche dans les conditions fixĂ©es Ă  l'article L. 412-3 du code de la recherche ;4° Lorsque l'employeur confie au salariĂ©, dans les conditions fixĂ©es Ă  l'article L. 431-5 du mĂȘme code, des activitĂ©s de recherche en vue de la rĂ©alisation d'un objet dĂ©fini et qu'il s'engage Ă  fournir au salariĂ© une expĂ©rience professionnelle complĂ©mentaire au diplĂŽme de doctorat prĂ©vu Ă  l'article L. 612-7 du code de l'Ă©ducation. L’invaliditĂ© est une notion de SĂ©curitĂ© sociale. Sa reconnaissance permet au salariĂ© de percevoir une pension d’invaliditĂ© venant compenser la perte de salaire entraĂźnĂ©e par l’état de santĂ©. En principe, cette reconnaissance d’invaliditĂ© n’a aucune incidence sur le contrat de travail en cours du salariĂ©. NĂ©anmoins, c’est l’aptitude Ă  occuper le poste de travail qui peut affecter le contrat de travail. Qu’est-ce que l’invaliditĂ© ? L’invaliditĂ© est la rĂ©duction de la capacitĂ© de travail d’une personne d’au moins 2/3 suite Ă  une maladie ou un accident non professionnel. Autrement dit, il s’agit d’une reconnaissance par la sĂ©curitĂ© sociale de l’incapacitĂ© de travail d’un salariĂ© ayant entraĂźnĂ© une perte de gain d’au moins 66% de la rĂ©munĂ©ration normale des travailleurs de la mĂȘme catĂ©gorie et travaillant dans la mĂȘme rĂ©gion. Le classement en invaliditĂ© du salariĂ© est, de fait, une notion de sĂ©curitĂ© sociale dont l’objectif est essentiellement indemnitaire. En effet, une pension est attribuĂ©e, au titre de cette invaliditĂ©, ayant pour objet de compenser la perte de salaire entraĂźnĂ©e par l’état de santĂ© [1]. Quels sont les niveaux d’invaliditĂ© ? Il existe trois catĂ©gories d’invaliditĂ© [2] CatĂ©gorie 1 les invalides en capacitĂ© d’exercer une activitĂ© professionnelle, CatĂ©gorie 2 les invalides dĂ©clarĂ©s incapables d’exercer une quelconque activitĂ© professionnelle sous rĂ©serve d’une dĂ©claration d’inaptitude par le mĂ©decin du travail, CatĂ©gorie 3 les invalides absolument incapables de travailler et qui ont besoin en plus de recourir Ă  une tierce personne pour les actes de la vie courante. Quelle est la diffĂ©rence entre invaliditĂ©, incapacitĂ© et inaptitude ? L’invaliditĂ© est Ă  diffĂ©rencier de l’incapacitĂ© qui fait suite Ă  un accident du travail ou une maladie professionnelle. L’incapacitĂ© correspond Ă  une altĂ©ration des capacitĂ©s physiques et/ou mentales du salariĂ© empĂȘchant temporairement ce dernier de satisfaire ses obligations professionnelles. Elle est constatĂ©e par le mĂ©decin traitant dans le cadre d’un arrĂȘt de travail [3]. Quant Ă  l’inaptitude, elle est constatĂ©e par le mĂ©decin du travail lorsque l’état de santĂ©, physique et/ou mental du salariĂ© est devenu incompatible avec son poste de travail. Pour que la sĂ©curitĂ© sociale procĂšde Ă  une dĂ©claration d’inaptitude, il faut prĂ©alablement un avis du mĂ©decin du travail qui effectuera pour ce faire, une Ă©tude de poste et des conditions de travail du salariĂ© [4]. Un employeur peut-il licencier son salariĂ© pour invaliditĂ© ? Quelle que soit la cause de l’invaliditĂ©, un employeur n’est pas en droit de licencier un salariĂ© invalide tant que ce dernier n’est pas dĂ©clarĂ© inapte par le mĂ©decin du travail. Le statut d’invalide ne prĂ©sume aucunement l’inaptitude. Ainsi, un salariĂ© classĂ© en invaliditĂ© peut, si le mĂ©decin du travail ne conclut pas une inaptitude au poste, poursuivre une activitĂ© salariĂ©e Ă  temps plein sur la base d’un temps partiel. La Cour de cassation a plusieurs fois jugĂ© que le contrat de travail ne peut ĂȘtre rompu pour invaliditĂ© que celle-ci soit de catĂ©gorie 1 ou 2 ; l’employeur est dans l’obligation d’organiser une visite mĂ©dicale de reprise mĂȘme si le salariĂ© a Ă©tĂ© placĂ© en catĂ©gorie 2 [5]. L’invaliditĂ© n’étant pas un motif de rupture du contrat de travail, mĂȘme une convention collective ne peut prĂ©voir la rĂ©siliation automatique du contrat de travail d’un salariĂ© dĂ©clarĂ© invalide sans constatation prĂ©alable de son inaptitude par le mĂ©decin du travail. Une rupture du contrat de travail survenue dans de telles circonstances sera frappĂ©e de nullitĂ© et donne droit, pour le salariĂ©, au paiement de dommages et intĂ©rĂȘts au moins Ă©gal Ă  six mois de salaire. L’employeur ne peut licencier un salariĂ© invalide sans dĂ©claration d’inaptitude par le mĂ©decin du travail que si les absences du salariĂ© sont frĂ©quentes et prolongĂ©es de sorte Ă  perturber le bon fonctionnement de la sociĂ©tĂ©. Le salariĂ© est-il dans l’obligation d’informer l’employeur de son Ă©tat d’invaliditĂ© ? Aucun texte de loi n’oblige le salariĂ© d’informer l’employeur de son classement en invaliditĂ©. Une telle omission n’entraĂźne, dĂšs lors, aucune consĂ©quence pour le salariĂ©. NĂ©anmoins, l’obligation de loyautĂ© devrait le conduire Ă  procĂ©der Ă  cette information. Un salariĂ© invalide doit-il justifier ses absences ? Oui. Le salariĂ© dĂ©clarĂ© invalide doit veiller Ă  justifier son absence par la fourniture d’un certificat d’arrĂȘt de travail. A dĂ©faut de la fourniture d’un justificatif, l’employeur pourra le mettre en demeure de justifier son absence ou de reprendre le travail. Si le salariĂ© n’y fait pas suite sans motif lĂ©gitime, il s’expose Ă  une sanction disciplinaire. Il est tout de mĂȘme conseillĂ© Ă  l’employeur, en cas de doute sur la situation du salariĂ© de l’inviter Ă  une visite mĂ©dicale de suivi [6] auprĂšs de la mĂ©decine du travail afin que ce dernier puisse Ă©ventuellement Ă©clairer l’employeur sur la situation du salariĂ©. Que doit faire l’employeur lorsqu’il est informĂ© de l’invaliditĂ© du salariĂ© ? L’employeur informĂ© du classement en invaliditĂ© de son salariĂ© doit veiller Ă  organiser une visite mĂ©dicale auprĂšs de la mĂ©decine du travail [7] afin de se conformer Ă  l’obligation de mettre en Ɠuvre un suivi mĂ©dical adaptĂ© [8]. C’est Ă  l’issue de cette visite que l’inaptitude du salariĂ© sera ou non confirmĂ©e par le mĂ©decin du travail. Si le salariĂ© est dĂ©clarĂ© inapte, alors, il peut ĂȘtre licenciĂ© et l’indemnitĂ© de licenciement pour inaptitude sera au moins Ă©gale Ă  l’indemnitĂ© lĂ©gale de licenciement. Elle est doublĂ©e en cas d’accident ou de maladie d’origine professionnelle.

article l1242 10 du code du travail